Boogity Boogity Boogity !

Le Blog de l’équipe d’US-Racing.com

A Propos

Infos, Analyses, Coups de gueule, Vidéos sur le thème des sports automobiles américains (NASCAR, IndyCar etc....).

Les propos suivants reflètent seulement l’avis de son auteur et en aucun cas celui d’US-RACING.

Décriées autant qu’adulées, les courses d’IndyCar sur les ovales d’1,5 mile ne laissent pas indifférents et pour cause. Avec des vitesses moyennes supérieures à 220mph et des voitures roulant à quelques centimètres les unes des autres, les dirigeants de l’IRL ont voulu faire de la NASCAR avec des monoplaces…

Avant de commencer mon récital, je tiens à préciser que je ne veux en aucun cas mettre la mort de Dan Wheldon sur les épaules de quiconque. Chacun déplore la disparition de ce fantastique pilote et de cette Grande personnalité et il serait extrêmement déplacé de ma part de vouloir accuser quelqu’un en particulier que ce soit Tony George ou Randy Bernard (qui a d’ailleurs reçu de nombreuses lettres d’insultes et accusatoires sur la mort du vainqueur de l’Indy 500 2011). Non, mon billet a pour unique but de faire apparaître les causes pouvant expliquer l’apparition d’une telle tragédie en course et d’explorer les éventuelles solutions pour éviter un nouveau drame.

1) La piste de Las Vegas est-elle plus dangereuse qu’une autre ?

Je serais partagé dans ma réponse. NON le speedway de Las Vegas n’est pas un ovale plus dangereux qu’un autre fréquenté par l’INDYCAR. Certes le banking est assez relevé mais la surface de la piste est récente et n’offrait pas de difficulté particulière aux pilotes. Sur ce sujet, aucune contestation possible. En revanche, les pistes d’1,5 mile sont dans leur globalité inadaptées aux monoplaces actuelles.


2) Fallait-il faire venir les monoplaces de l’IndyCar sur ce tracé ?

Soyons honnêtes. Amener les monoplaces d’IndyCar dès cette année était sûrement optimiste (après tout, il est facile de juger une décision une fois que les faits sont passés). Si l’on considère toutes les courses disputées sur les ovales d’1,5 mile ces cinq dernières années avant Las Vegas, aucun accident grave n’était à déplorer. Je classe l’accident de Paul Dana à part puisqu’il aurait pu se produire sur n’importe quel ovale. Une erreur de pilotage et/ou une casse mécanique peut survenir à tout moment sur n’importe quel circuit avec les conséquences que l’on connaît. Les organisateurs, s’ils ont fait une analyse des risques ont probablement jugé que Las Vegas ne serait pas différent des autres circuits. Pourtant, un élément de taille aurait dû les alerter…

Retour sur l’épreuve de Chicagoland 2010. Dario Franchitti et Will Power s’affrontent pour le titre. Franchitti sort vainqueur mais à l’arrivée, l’expérimenté Ecossais qui a connu les vitesses frissonnantes du C.A.R.T. avoue qu’il n’a pas apprécié cette course et pire encore, qu’il a craint pour son intégrité physique. Le pilote Chip Ganassi Racing pointait du doigt la physionomie de ces courses qui forçaient les voitures à évoluer à quelques centimètres les unes des autres façon « NASCAR » et qui retiraient tout le mérite des pilotes.

Car pour les plus jeunes ou pour les plus néophytes, l’IndyCar n’a pas toujours été une sorte de NASCAR à la sauce « monoplaces ». Initialement et jusqu’à l’ère moderne de l’IRL (les années 2000), toutes les courses sur ovales, Indianapolis compris, nécessitaient aux pilotes de lever le pied voire de freiner en abordant les courbes d’un ovale. Ceci venait de deux facteurs. L’énorme puissance dont disposait les voitures (entre 800 et 900 chevaux contre 650 aujourd’hui) et des faibles appuis aérodynamiques empêchant les voitures de rester soudées à la piste dans les virages même relevés. Mais lorsque Tony George vit son championnat sombrer face au C.A.R.T. et pire encore face à la NASCAR, il n’eut d’autre idée que de copier une recette qui fonctionnait dans les courses de stock-cars sur superspeedways. Réduire la puissance des moteurs et augmenter les appuis aérodynamiques pour forcer les pilotes à rouler en formation groupée et à jouer de l’aspiration voire des coudes pour remonter dans la hiérarchie. De l’inconscience pure ! Ainsi, George put mettre en avant le fait que son championnat était le plus serré au monde avec des arrivées se décidant au dix-millième de seconde tout en omettant de préciser qu’il donnait ainsi leur chance aux pilotes les moins doués puisque retirant toute la science du pilotage faisant la spécificité des courses sur ovales. Ainsi de courage et de technique de pilotage, les courses sur ovales devinrent des courses d’ingénieurs. Et au lieu d’assister à une démonstration d’équilibriste de la part de tous les pilotes, nous sommes passés à des « parades » où les pilotes n’utilisent désormais que la moitié de la piste sans parvenir à compléter un dépassement avant 20 tours (cf : Ed Carpenter sur Dario Franchitti au Kentucky cette année).


3) Les pilotes étaient-ils responsables de cet accident ?

Etant moi-même pilote (à un niveau bien inférieur je le reconnais mais l’ADN reste identique) je ne peux absolument pas cautionner le fait qu’on attribue la responsabilité d’un tel accident aux pilotes. Comme évoqué ci-dessus, les voitures évoluent toutes à la même vitesse. Dès lors, sur quels facteurs les pilotes peuvent-ils agir pour gagner des positions ? Sur l’aspiration et l’intimidation. Ces deux éléments forcent les compétiteurs à rouler toujours plus près les uns des autres. Ensuite ne l’oublions pas, un pilote est dans un baquet pour gagner et prouver à tout le monde qu’il est le plus rapide et le meilleur au monde. L’égo de nous autres pilotes est décuplé lorsque nous sommes derrière un volant en piste. Ajoutez à cela le fait de se sentir dans un cocon dans son cockpit et dans son équipement, et vous comprendrez que la confiance est à son maximum. Ainsi il est plus facile de repousser ses limites et son courage pour gagner des positions dans le peloton. Et lorsque vous évoluez dans un environnement si compétitif où la différence est si infime, alors vous devez repousser très loin les limites, conduisant parfois à de graves accidents (Kenny Bräck en 2003 au Texas et Ryan Briscoe en 2005 à Chicagoland en sont les parfaits exemples).

4) Quelles solutions peuvent alors garantir le maintien des courses sur ovales ?

Premièrement il faut se poser la question de savoir si les ovales sont nécessaires à l’IndyCar. Faut-il ne conserver que l’Indianapolis Motor Speedway en guise de clin d’oeil à l’histoire de la discipline ? Rapidement on se rend compte qu’il est impensable d’organiser un championnat IndyCar qui puise son origine dans les courses sur ovales sans plusieurs courses de ce type. Alors quelles solutions adopter ?

Pour ma part la solution que je prône depuis toujours est le retour à des moteurs plus puissants et à des faibles appuis aérodynamiques. Cette solution peut paraître absurde mais en réalité, elle offrirait deux avantages. Elle permettrait de garantir des fortes vitesses de pointes toujours supérieures à 350km/h tout en cassant ainsi l’effet de groupe puisque le pilote aurait beaucoup plus d’influence sur sa performance en piste. Enfin nous pouvons imaginer le retour d’un dispositif similaire au HANDFORD Device utilisé en C.A.R.T. afin d’augmenter la traînée aérodynamique pour favoriser l’aspiration du pilote suivant une voiture et ainsi étirer le peloton. Ce système a d’ailleurs permis d’obtenir des records de changement de leaders avec plus de 100 changements lors d’une course au Michigan.

Bien évidemment ce ne sont que des éléments de réponse. Mais face à la gravité de la situation, il est plus que probable que l’INDYCAR reverra sa réglementation pour 2012. Avec désormais Tony Cotman en tant que chef de projet concernant la future monoplace, nul doute que des solutions efficaces seront trouvées pour permettre aux ovales de revenir en force dans le championnat le plus rapide au monde.

Indy 500 369
La journée de jeudi a été consacrée en grande partie à la réalisation d’interviews des pilotes d’IndyCar et d’Indylight. Si vous n’avez pas de rendez-vous de prévu avec le responsable des relations médias du pilote, l’IndyCar organise une énorme séance avec les 33 pilotes qualifiés pour la course. Lire la suite de cet article »

US-Racing à Indy: Au boulot…

27 mai, 2010 - Article posté par Arnaud REMY

Indy 500 008Même si cette couverture des 500 Miles d’Indianapolis s’annonce passionnante pour moi, il faut quand même se mettre au travail.

Lire la suite de cet article »

US-Racing à Indy: La revue de presse…

27 mai, 2010 - Article posté par Arnaud REMY

ProgrammeC’est le Jour J. Nous sommes jeudi matin et le moment est venu de partir pour l’Indianapolis Motor Speedway. Avant cela j’ai fait un petit tour de la presse nationale et sans surprise les 500 Miles sont très présents, mais quand même en retrait par rapport à la NASCAR.

Lire la suite de cet article »

US-Racing à Indy : Un voyage interminable

27 mai, 2010 - Article posté par Arnaud REMY

Indianapolis Drapeaux
Comme vous le savez peut-être déjà, US-Racing couvrira cette année les 500 miles d’Indianapolis depuis le circuit. En plus des informations et des photos liées à cette course historique, j’ai décidé de vous faire vivre un peu de cette aventure avec moi en vous montrant l’envers du décors au travers de ce blog. N’hésitez à me faire part de vos questions et commentaires tout au long de cette semaine. J’essaierais d’y répondre. Lire la suite de cet article »

Les awards US-Racing.com

12 décembre, 2009 - Article posté par Geoffroy LETTIER


© Christian Peterson/Getty Images

Afin de patienter jusqu’à la reprise du championnat en février prochain, US-Racing.com vous propose ses awards de la saison 2009 de NASCAR Sprint Cup Series. Le second degré est bien évidemment de mise.

Award du meilleur joueur de bowling : Dale Earnhardt Jr. pour sa superbe manœuvre lors des Daytona 500, perdant ainsi toute chance de bien figurer à l’arrivée et ruinant par la même occasion la course de plusieurs favoris.

Award de la meilleure boule de bowling : Brian Vickers qui en tassant Dale Earnhardt Jr. dans la ligne droite arrière du Daytona 500 ne pensait finir aussi rapidement dans ses camarades.

Award de la plus belle glissade de l’année : Jamie McMurray à Las Vegas pour l’une des rares courses ou l’on a vu un pilote Roush Fenway Racing.

Award de la seconde place qui sent la loose : Dale Earnhardt Jr. à Talladega. Alors qu’il avait la victoire à portée de main, la première depuis des lustres à Talladega, il se fait prendre par le retour du duo Keselowski – Edwards et doit se contenter de la seconde place derrière son protégé en Nationwide qui était sensé avoir en Cup un matériel moins performant que Jr..

Award du plus beau décollage de l’année : sans contestation possible la prouesse de Carl Edwards sera difficile à battre y compris dans les prochaines années.

Award de l’écurie qui n’a fait que trois courses : la Roush Fenway Racing remporte ce titre haut la main tant elle a brillé par son absence à de trop nombreuse reprises.

Award « je vais gagner, je vais gagner… et merde j’ai fait un excès de vitesse » : qui d’autre que Juan Pablo Montoya et sa bévue d’Indianapolis.

Award « je préfère gagner 10 000 dollars plutôt que le million » : Kyle Busch pour sa victoire en NASCAR Camping World Series sur l’Iowa Speedway quelques heures après avoir raté la victoire lors du NASCAR Sprint All-Star Challenge.

Award « je suis resté en 2008″ : David Ragan qui après une bonne seconde partie de saison en 2008 a été transparent cette année.

Award « les montagnes russes sont ma grande passion » : Sam Hornish Jr. et son enchaînement durant l’été de courses terminées soit dans les dix premiers soit dans les dix derniers en est l’illustration parfaite.

Award « je m’ennuyais en semi-retraite alors je suis revenu » : Mark Martin a prouvé à plus de cinquante ans qu’il était encore capable de grandes choses et ce malgré un début de saison on ne peut plus difficile.

Award « 2009, c’est comme 2007 mais avec deux ans de plus, alors je fais encore plus de conneries » : Dale Earnhardt Jr.. Inutile de développer les boulettes effectuées tout au long des dix mois de compétition elles sont encore dans toutes les têtes. Allez si, pour le plaisir : ratages de stand, pénalités dans les stands, ratages de stand – une seule fois ce n’était pas assez, frottages de muret, ratages de stands – jamais deux sans trois, frottages de muret – l’extérieur de la piste c’est tellement mieux, ratage de victoire, euh non de top-5, euh non de top-10, enfin bref de bons résultats, brossage de muret (l’appel du monde extérieur était décidément trop important).

Award « je débute ma saison à Indianapolis et je vous mets une branlée » : Jimmie Johnson qui a encore une fois expliqué à tout le monde comment se gagnait le titre en NASCAR Sprint Cup Series.

Award « j’ai fait dix courses cette année, mais pas les bonnes » : Brian Vickers qui a tout donné dans les dix dernières courses de la saison régulière pour entrer le Chase, mais qui s’est totalement effondré par la suite.

Award « j’ai fait rêver mes fans du titre le tant de quelques courses » : Juan Pablo Montoya. Beaucoup de ses supporters ont cru, de manière bien naïve que le Colombien pouvait aller décrocher le titre cette année.

Award « j’étais là cette année et je vous ai bien pourri la vie » : la pluie qui a écourté ou reporté bon nombre de courses et a ainsi offert des vainqueurs surprises.

Award « j’ai fait un top-5 cette année, mais c’était un accident » : Scott Speed, d’ailleurs il se demande encore comment il a fait cela. Pour rappel, c’était lors de la première course de Talladega.

Award « merci papa de m’avoir donné un volant cette année » : Paul Menard lui est le seul à avoir disputé l’intégralité de la saison et à n’avoir signé ni top-5 ni top-10.

Award « je préfère que mon coéquipier soit champion à ma place » : Jeff Gordon qui cette année encore pouvait se mêler à la lutte au titre mais qui a préféré laisser gagner Jimmie Johnson une quatrième fois. Peut-être est-ce la garde-robe de madame ou les jouets de mademoiselle qui prennent trop de place dans la maison pour pouvoir mettre plus de trophées ?

Award « je suis super jeune mais je me crashe comme le vieux » : Joey Logano qui après s’être violemment crashé pour la manche d’ouverture à Daytona a fait sept tonneaux et demi à Dover en fin d’année.

N’hésitez pas à laisser vos awards pour cette saison 2009 de NASCAR Sprint Cup Series.

Un Burnout de folie !

4 octobre, 2009 - Article posté par Arnaud REMY

Une petite vidéo sympa en attendant ce soir la troisième course des playoffs de la NASCAR Sprint Cup au Kansas. La plupart des jeunes pilotes en NASCAR font partie des Gillette Young Guns. Dans cette vidéo, on en voit trois réaliser une belle série de Burnout pour écrire quelque chose sur la ligne d’arrivée du Lowe’s Motor Speedway. Je vous laisse découvrir le message ;)

Image de prévisualisation YouTube

Ce qui est sympa c’est que sur le site de Gillette vous pouvez personnaliser le message. Voici donc une version personnalisée pour votre site préférée

Crash de 20 voitures sur le « Monster Mile »

25 septembre, 2009 - Article posté par Arnaud REMY

Ce week-end, la NASCAR Sprint Cup se rendu sur le « Monster Mile ». Un circuit toujours très spectaculaire et qui grâce à sa mascotte a une véritable identité. En 2004, Dave Blaney avait déclenché un énorme crash ayant impliqué une vingtaine de voiture. Forcement mettre une chicane en plein milieu de la piste c’était pas une bonne idée.

Image de prévisualisation YouTube

Juan Pablo Montoya sèche un interview…

20 septembre, 2009 - Article posté par Arnaud REMY

Alors qu’il est en train de réussir sa reconversion en NASCAR, Juan Pablo Montoya vient de se mettre à dos une des chaînes du réseau de télévision FOX. Après avoir dominé les essais et signé la pole position de la première course des playoffs sur le New Hampshire Motor Speedway, le pilote Colombien participait à la conférence de presse avec les médias.

Après cette conférence il devait normalement donner une entrevue télévisuelle avec la chaîne KTXL.
Alors que le journaliste attend patiemment de pouvoir débuter l’entrevue, Montoya a décider de quitter la salle de presse prétextant qu’il était 17h00. Un mauvais geste que la chaîne, mais aussi les responsables de la NASCAR ne risquent pas d’apprécier.

Tony Stewart dans les publicités de BK

20 septembre, 2009 - Article posté par Arnaud REMY

Comme vous le savez déjà sûrement (sinon c’est que vous n’écoutez pas assez notre émission de radio Splash’n’ Go), Burger King est le nouveau meilleur ami de Tony Stewart. En plus d’être un des principaux sponsors de son équipe, BK a signé un partenariat avec l’Eldora Speedway, le circuit de Stewart. Aux Etats-Unis il est donc logique de retrouver le pilote/propriétaire dans des spots de publicité vantant les qualités de la célèbre chaîne de fastfood malheureusement aujourd’hui disparu de France. Voici d’abord une vidéo du Making Off de l’un d’entre eux.

Image de prévisualisation YouTube

Puis le spot lui-même… Les plus observateurs auront bien sûr reconnu un célèbre motard de la police américaine…

Image de prévisualisation YouTube