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A Propos

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L’association chef d’équipe pilote est quelque chose de primordiale en NASCAR, pourtant dès que cela ne va pas c’est presque toujours le chef d’équipe qui trinque. Elliott Sadler en est l’illustration parfaite.

Kevin Buskirk est donc le dernier exemple en date. Pas plus tard qu’hier – mardi – on apprenait que la Richard Petty Motorsports se séparait de Kevin Buskirk comme crew chief de Sadler et que Wally Rogers allait assurer l’intérim, pour combien de temps ? Pas jusqu’au terme de la saison, ça c’est une certitude.

Cette année, les résultats d’Elliott Sadler sont mauvais, il ne compte qu’un top-5 et trois top-10, en 23 courses, pas de quoi s’en relever la nuit. Ses statistiques ne sont pas s’en rappeler celle d’un Dale Earnhardt Jr., lui aussi ayant changé de chef d’équipe plus tôt dans la saison.

Mais revenons à Sadler, ces résultats étaient-ils exceptionnels l’an dernier ? Non. En 2007 ? Encore moins. Et pourtant depuis 2005, Sadler n’a jamais eu le même crew chief Todd Parrott en 2005, Tommy Baldwin Jr. l’année suivante, Josh Brown en 2007, Rodney Childers l’an dernier et enfin le malheureux Kevin Buskirk pour les 23 premières manches cette saison.

Que l’alchimie ne prenne pas avec un chef d’équipe, je veux bien, mais avec cinq, il y a quand même des questions à se poser non ? Depuis 2006, Sadler n’est plus que l’ombre de lui même et n’a absolument plus rien gagné en Cup, ni même dans les deux autres séries nationales de la NASCAR soit dit en passant. Alors pourquoi garder un pilote qui végètent en fond de top-30 au classement ?

Cette année Sadler a mené lors des Daytona 500 et a terminé cinquième, son unique top-5 de l’année. Depuis plus rien hormis ses dixièmes places de Sonoma et Daytona au mois de juillet. 36, c’est le nombre de tours qu’a mené Sadler en 2009, dont 24 lors des Daytona 500. Certes il n’a toujours pas abandonné, il a d’ailleurs avec Stewart le plus grand nombre d’arrivée consécutives avec 46, mais cette année il n’a terminé qu’à dix reprises dans le tour des leaders.

Le Sadler d’aujourd’hui n’a donc plus rien à voir avec celui de 2004 – celui qui s’estimait capable de gagner le titre s’il terminait toutes les courses du Chase devant Jeff Gordon – et sa fin de carrière est bien partie pour se terminer en eau de boudin. A moins qu’un électrochoc ait lieu ce week-end à Bristol, ovale sur lequel il avait décroché sa toute première victoire en carrière en 2001, mais je n’y crois plus depuis très longtemps pour ce pilote.

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